Vangelo. De Pippo Delbono

«Si l’on y réfléchit bien, le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi.» André Malraux.

«Une fresque aux mille éclats qui chante l’amour.» Le Monde.

Depuis des années la scène est pour Pippo Delbono un lieu de recherche. Il laboure inlassablement les espaces fertiles entre public et intime, entre autobiographie et histoire, construisant une œuvre qui se distingue dans le paysage international par son originalité. Vangelo est une nouvelle étape dans ce parcours. Depuis longtemps sa recherche s’étend aussi à la création d’un langage personnel dans le domaine du cinéma et son travail sur ses derniers films (Amore carne, Sangue, La Visite, Vangelo) s’est déroulé en parallèle de ses spectacles les plus récents (Dopo la battaglia, Orchidee, Vangelo) fortement marqués par cette recherche musicale et cinématographique.

Vangelo est né de la suggestion des musiques d’Enzo Avitabile et il s’est nourri d’autres suggestions poétiques mais aussi de la mémoire puissante portée par des acteurs qui avaient traversé l’une des guerres les plus féroces de l’histoire contemporaine, une guerre qui a changé l’histoire, les lieux et les frontières de leur pays. Une frontière qui, justement pendant la création de Vangelo, s’est trouvée débordée par des dizaines de milliers de personnes, femmes, hommes et enfants à la recherche désespérée d’une terre promise.

Plus qu’une compagnie, la troupe de Pippo Delbono est une communauté errante, qui a créé depuis l’origine, dans un lien inextricable entre vie et art que seuls quelques-uns savent dangereusement parcourir, un nouvel alphabet pour la scène et pour sa propre existence. Dans ce groupe, les artistes – et Delbono lui-même – sont avant tout des êtres qui se retrouvent dans une même nature, dans une instabilité sans issue, qui connaît la solitude, l’isolement et trouve dans l’acte théâ- tral le plus haut niveau de partage.

La voie choisie par Pippo Delbono, à la fois lucide et folle, est de tendre à se dégager des règles et de la convention pour inventer un autre niveau de rigueur, celui du ressentir. Et elles se nourrissent de l’écoute réciproque, de l’improvisation, de l’exploration d’expériences personnelles, tout un assemblage dans lequel Delbono insère – tantôt comme des poignards tantôt comme des fleurs – des textes parfois très connus, qui retrouvent de cette manière une nouvelle origine.

CHF 50.— / Durée 1h40

Avec Gianluca Ballarè, Bobò, Margherita Clemente, Pippo Delbono, Ilaria Distante, Simone Goggiano, Mario Intruglio, Nelson Lariccia, Gianni Parenti, Alma Prica, Pepe Robledo, Grazia Spinella, Nina Violić, Safi Zakria, Mirta Zečević

Avec la participation dans le film des réfugiés du Centre d’accueil PIAM d’Asti / Images et film Pippo Delbono

Musiques originales digitales pour orchestre et choeur polyphonique Enzo Avitabile

Scénographie Claude Santerre

Costumes Antonella Cannarozzi

Lumière Fabio Sajiz

Traduction Anita Rochedy

Photos Luca Del Pia

Direction technique Fabio Sajiz

Lumières, vidéo Orlando Bolognesi / Son Pietro Tirella

Régisseur général Gianluca Bolla

Régisseur plateau Fabrizio Orlandi, Enrico Zucchelli

Habilleuse Elena Giampaoli

Organisation Silvia Cassanelli, Alessandra Vinanti

Administration Raffaella Ciuffreda

Décor et costumes Hrvatsko Narodno Kazalište- Zagreb

Remerciements Fabrice Aragno, Antoine Bataille, Francesca Catricalà, Teatro Nuovo- Mirandola

Production Emilia Romagna Teatro Fondazione, Hrvatsko Narodno Kazalište- Zagreb

Coproduction Théâtre Vidy Lausanne, Maison de la Culture d’Amiens – Centre de Création et de Production, Théâtre de Liège

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