Le Mariage de Figaro

«C’est détestable, cela ne sera jamais joué : il faudrait détruire la Bastille pour que la représentation de cette pièce ne fût pas une inconséquence dangereuse.» Louis XVI.

Joan Mompart a le goût, la nécessité des textes au verbe fort et à l’ampleur politique, ceux qui remettent en cause, avec allégresse, l’ordre établi. Après On ne paie pas, on ne paie pas ! de Dario Fo et L’Opéra de quat’sous de Brecht, il met en scène le chef-d’oeuvre de Beaumarchais, cette immense et « folle journée » à propos de laquelle Louis XVI aurait déclaré : « C’est détestable, cela ne sera jamais joué : il faudrait détruire la Bastille pour que la repré- sentation de cette pièce ne fût pas une inconsé- quence dangereuse. » Et pour cause. Derrière le rythme endiablé de la comédie, le grondement du peuple monte, derrière la pièce à surprises, le réalisme de la langue et des rapports naît dans sa dangereuse vérité, derrière les quiproquos, coups de théâtre, travestissements, la dénonciation des privilèges de la noblesse est implacable. Pour la première fois dans l’histoire du théâtre, un valet a réellement le premier rôle : sur la scène comme dans la société française du XVIII e siècle, le pouvoir est en train de basculer.

Figure incontournable du siècle des Lumières, Beaumarchais est considéré comme un des annonciateurs de la Révolution française et de la liberté d’opinion ainsi résumée dans sa plus célèbre pièce Le Mariage de Figaro: «Sans la liberté de blâmer, il n’est point d’éloge flatteur».

CHF 45.— Texte Beaumarchais Mise en scène Joan Mompart Avec Marie Druc, Juan Antonio Crespillo, Baptiste Gillieron, Christian Scheidt, distribution en cours Scénographique Cristian Taraborrelli Assistanat mise en scène et dramaturgie Hinde Kaddour Collaboration technique William Fournier Lumière Jean-Philippe Roy Production Comédie de Genève

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