La Tragédie comique
13 septembre 2010
«Son art de la scène est exceptionnel et sa maîtrise du Verbe hors du commun. Aux Bouffes du Nord, il est, entre comique pur et tragique dur, un fabuleux personnage en quête d’acteur…»
Le Monde
— Notre choix —
Le théâtre est presque le seul art qui se fait sous les yeux du public dans le moment présent. C’est ce qui en fait sa force et sa fragilité. Le travail de La Fabrique Imaginaire se construit sur cette mince frontière qui sépare le théâtre de la réalité, l’acteur de son personnage, la scène de la salle. Au coeur du vertige qui s’ensuit et qui nous emmène très loin, nous commençons à saisir en quoi cet art exerce une telle fascination depuis plus de 2500 ans.

« En lien » – six photographes au Théâtre des expositions
13 septembre 2010
« En lien » propose les œuvres de six photographes suisses, installés en Valais mais issus d’horizons différents, autant de visions du monde, autant de questionnements, autant de modes d’expression à travers un même médium. Libres et pourtant riches d’un héritage fécond et pleinement assumé, ils exercent leur art avec une passion et des préoccupations communes.
« En lien » : est-ce ce qui lie ces artistes entre eux, ou est-ce ce qui nous unit à notre univers familier dans ses aspects les plus évidents comme les plus secrets et nous en révèle les multiples facettes ? Il semble en effet que les clichés proposés ici s’attachent à sublimer le banal et traverser les apparences. Dans cette capacité de transcendance réside le talent de ces artistes.
Chacun d’eux porte un regard pénétrant sur des sujets tirés du quotidien, comme pour en extraire le sens et la profondeur. Objets, déchets, matériaux usagés, intérieurs dévastés : les choses elles-mêmes ont une vie et une mort ; elles reflètent souvent l’abandon et la solitude qui prévaut dans notre monde moderne. Ainsi l’absence s’immisce dans ce que nous percevons comme trop-plein, la vacuité perce la densité d’une matière ou d’un paysage, le désert git au cœur de l’abondance, la fixité des clichés elle-même rappelle sans cesse la fugacité des instants. Lire le reste de l´article »
Voyage
15 septembre 2010
«Voyage est un vrai moment de théâtre qui donne l’impression de s’enfanter devant nous, sur un plateau vide, ou presque : un tabouret, un verre d’eau, trois valises, une toile d’écran pour vivre, du cockpit, un atterrissage problématique. Le reste est affaire d’imagination, et elle est grandiose chez nos artistes. »
L’Express
— Notre choix —
Quand on sort de la salle, on garde en soi l’air d’un violon, une rencontre amoureuse, l’image d’une tasse de café qui traîne, une blague, le souvenir de fabuleux acteurs qui semblent jouer sans effort et le monde apparaît tout à coup plus beau qu’il ne l’était une heure avant. L’air de la Belgique est-il propice à la création ? En tous les cas, La Fabrique Imaginaire affirme et revendique sa différence; son inventivité et sa rigueur ne lassent pas de nous ravir.

ZAZ (FR)
16 septembre 2010
Dans ce premier album, Zaz zigzague entre swing manouche, jazz acoustique et chanson réaliste, sans grande originalité, mais toujours spontanée, généreuse. « Je crois que cela marche parce que je touche à l’humain. Je recherche la valeur des sentiments, le rapport vrai avec les gens. Ce que je chante, c’est ce que je suis. »
Bien des choses
18 septembre 2010
«Une heure quinze de pur bonheur avec deux artistes de grand talent et de générosité rayonnante. »
Le Figaro
— Notre choix —
Aéroport de Paris.
Chère Madame Brochon,
Nous sommes à l’aéroport de Roissy où Roger vient de se mettre en colère contre moi (il ne voulait plus partir, il m’a même dit : «Tu me fais chier avec ta Bulgarie ! ») Ça commence bien ! J’ai oublié dans la précipitation du départ de renvoyer le dernier bulletin du concours de mots fléchés. Tout est sur la table de la cuisine. Voulezvous bien le poster en allant arroser les plantes ? Merci d’avance et aussi pour votre aide précieuse : «Transpire en trois lettres», c’était bien «Sue».
Madame Rouchon
Et vous aurez compris que Bien des choses est un spectacle à ne manquer sous aucun prétexte. Avec François Morel et Olivier Saladin.

Novecento : pianiste
23 septembre 2010
«Les gens sont comme ça, méchants avec ceux qui perdent. »
Alessandro Baricco, Novecento
— Notre choix —
Pierre-Isaïe Duc est un grand comédien. Dans ce monologue, il parvient à nous faire ressentir la profonde nostalgie, les illusions perdues du personnage de Tim Tooney sans abandonner un seul instant la grande humanité du texte. En évoquant sa rencontre avec le pianiste Novecento, cet être qui a passé sa vie sur les océans du monde entier, il rend compte également, en forme de métaphore, de l’infinie solitude de chacun. La mise en scène de Denis Rabaglia dessine à la fois avec simplicité et une grande élégance le destin de ces deux hommes.

Concert au Château avec François Salque
26 septembre 2010
Sideways rain
30 septembre 2010
«Autant le dire tout de suite, les membres d’Alias sont impressionnants, tant dans leur travail d’acteurs que de danseurs. Il ne faut pas rater la Compagnie Alias. Elle donne envie, le lendemain, d’aller au bureau avec la cravate moins serrée. Juste pour respirer. » L’Orient-Le Jour – Liban
— Notre choix —
Le public du Théâtre du Crochetan se souvient peut-être de cette scène du Poids des éponges où les danseurs traversaient la scène en nageant sur un plateau recouvert d’eau. Le chorégraphe Guilherme Botelho possède le talent d’aborder des problématiques existentielles avec des images si marquantes et parfois si cocasses qu’on ne les oublie plus. Il y a dans cette danse-là beaucoup de poésie, de puissance et de théâtralité, au sens où ce que nous voyons sur scène nous raconte toujours quelque chose de concret et de fondamental sur l’humain.

Tango Sensations
2 octobre 2010
— Notre choix —
Le temps d’une soirée, le Foyer du Théâtre prendra un air d’arrière-salle de café du coeur de Buenos Aires ou de Mar del Plata. Des musiciens formidables, des arrangements en or du maître Piazzola et autres ténors de la musique argentine raviront les afficionados du Théâtre du Crochetan. Avec Stéphane Chapuis.

Jeanmaire, une fable suisse
9 octobre 2010
« La lutte pour l’indépendance et la neutralité est d’une grande actualité. »
Christoph Blocher, Congrès de l’ASIN, 2008
— Notre choix —
D’une ironie mordante, la pièce d’Urs Widmer nous plonge au coeur du système militaro-judiciaire helvétique des années sombres de la guerre froide. Archétype du bouc émissaire, Jean-Louis Jeanmaire fait figure d’anti-héros, lui qui, comme le dit John Le Carré «a payé pour des crimes qu’il aurait été incapable de commettre. »

