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Agenda culturel de Monthey

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le menteur

22 mai 2012

Crochetan, Théâtre

Une joyeuse aventure tout au long de laquelle Goldoni a semé, dans les règles de l’art et sans compter, quiproquos, coups de théâtre et fantaisies savoureuses ! L’aventure se déroule à Venise, place Saint-Marc, aux premiers jours de la foire de l’Ascension.

Le Docteur Balanzoni a deux filles à marier, Béatrice et Rosaura. La première est courtisée par Ottavio, la seconde par Florindo. Survient Lélio, un jeune et fringant Napolitain, plein d’assurance, beau parleur, qui ment comme il respire. Jouant les séducteurs auprès des deux jeunes filles, il va, à la suite d’innombrables mensonges, jeter le trouble dans les esprits et dans les cœurs. Pris à son propre jeu, il tombe réellement amoureux de Rosaura, récupère la sérénade et les cadeaux du timoré Florindo qui n’ose sortir de l’ombre. Arlequin, serviteur de Lélio, s’inspire des prouesses de son maître et tente de son côté de séduire la servante de la jeune fille…

Gadjo Dilo

22 mai 2012

Cinéma

De Tony Gatlif, 1998, v.o. sous-titrée français

A la mort de son père, Stéphane part en Roumanie à la recherche d’une chanteuse inconnue dont il ne connaît que le nom gravé sur une cassette : Nora Luca. Sa quête va le mener dans un village tsigane où il va se lier d’amitié avec Isodore, se faire accepter et découvrir une culture, une nouvelle famille.

Tony Gatlif est français, né d’un père kabyle et d’une mère gitane. Fasciné par le mouvement et la musique de la culture tsigane, il en devient le chantre attitré, les filmant dans tous les lieux et toutes les époques. Avec Gadjo Dilo, il s’éloigne du documentaire pour signer une très belle oeuvre de fiction, un road movie à travers la Roumanie de l’après Ceausescu, emmené par un très bon Romain Duris, acteur principal.

Grand Prix de la Fondation Martini pour le cinéma, un César et deux nominations en 1998.

Dans le cadre des Journées de la Diversité

L’art, outil de paix et d’espoir

23 mai 2012

Exposition

Exposition de peintures et de photos réalisées par le service socioculturel des IPVR et le groupe local d’Amnesty International

Les quatre artistes de l’Ecole d’Art et Atelier Ouvert de Perquin, El Salvador, venues en Suisse pour permettre la réalisation du Mur de l’Espoir, ont emmené dans leurs valises quatorze toiles faites par des enfants et sept toiles de maîtres. Perquin est une petite ville du Salvador, dévastée par la guerre entre 1980 et 1992. Malgré la paix rétablie, la vie après le conflit reste difficile. Les oeuvres présentées témoignent des paysages rencontrés et d’éléments plus intimistes, intérieurs, de la part des jeunes élèves de l’atelier, âgés de 12 à 15 ans, et de leurs maîtres. Ces toiles – ainsi que des photos témoignant du travail réalisé (jeunes avec leurs toiles, peinture de Murs de l’Espoir) – font l’objet de cette exposition.

Vernissage mercredi 23 mai dès 17h00

Dans le cadre des Journées de la Diversité

david favrod « gaijin » 2009-2011

24 mai 2012

Crochetan, Exposition

EXPOSITION

«Pour un Suisse je suis un Japonais et pour un Japonais je suis un Suisse ou plutôt un gaijin (étranger).

Je m’appelle David Takashi Favrod. Je suis né le 2 juillet 1982 à Kobé, d’une mère japonaise et d’un père suisse. A l’âge de 6 mois, mes parents décident de s’installer en Suisse et plus précisément à Vionnaz, un petit village du Bas-Valais. Mon père devant énormément voyager pour son travail, j’ai été élevé principalement par ma mère qui m’a inculqué ses principes et sa culture.

A 18 ans, je fais une demande de double nationalité auprès de l’ambassade japonaise qui m’est refusée car celle-ci est accordée seulement aux femmes japonaises qui désirent prendre la nationalité de leur mari.

C’est de ce sentiment de rejet mais aussi d’une volonté d’affirmer être autant japonais que suisse qu’est né ce travail. Gaijin est un récit fictionnalisé, un outil affiché d’une quête identitaire, où les autoportraits impliquent un rapport intime et solitaire que j’entretiens avec moi-même. L’image du miroir se trouve figée en un alter ego figuré qui sert de point d’ancrage.

Le but de ce travail est de créer «mon propre Japon», en Suisse, à partir de mes souvenirs de voyage étant petit, des histoires de ma mère, de la culture populaire et traditionnelle, ainsi que des récits de guerre de mes grands-parents… »

David Favrod

Roma Realities

26 mai 2012

Exposition

Une quarantaine de photographies couleur, scènes de la vie quotidienne des Roms dans les Balkans, sont présentées sur bâches en deux grands triangles isométriques, dans le pré devant le Théâtre du Crochetan. Ces photographies ont sillonné les capitales d’Europe de l’Est, à l’invitation de la DDC (organe suisse d’aide au développement), et s’arrêtent pour quelques jours dans notre ville, où la question se pose moins en termes de réalité – il n’y a pas beaucoup de Roms chez nous – que de question générale : quelle place pour les cultures minoritaires ?

Vernissage le vendredi 1 juin à 17h00

Suivi à 18h d’une table ronde sur les cultures qui dérangent au Foyer du Théâtre du Crochetan

Dans le cadre des Journées de la Diversité

Un mur de l’espoir à Monthey

26 mai 2012

Arts Visuels

 

Les derniers jours du mois de mai verront un groupe de peintres s’adonner à la création d’une fresque collective, le long du mur d’entrée de l’abri PC du Théâtre du Crochetan. Une trentaine de migrants, de tout âge, de tout statut, ont accepté de participer à ce projet, afin de rendre visibles leur diversité et leur richesse, leurs parcours de vie, leurs attaches, leurs déracinements et leurs réenracinements. Ce projet est porté par le groupe local d’Amnesty International, épaulé par l’équipe d’Appartenances Lausanne et le bureau de la Maison du Monde

Les Murs de l’Espoir sont des fresques murales collectives. Ils permettent, à travers l’art, d’exprimer des vécus individuels et de préserver la mémoire collective. C’est un projet international mené par l’Ecole d’Art et Atelier Ouvert de Perquin au Salvador. Il a été développé pour l’instant dans différents pays d’Amérique latine ainsiqu’en Irlande du Nord. Quatre artistes de Perquin seront parmi nous du 20 mai au 8 juin. Elles encadreront ce groupe d’une trentaine de migrants pour la réalisation de notre Mur de l’Espoir montheysan. Ce mur racontera la migration et l’intégration en Suisse, les attentes, les apprentissages et la fabrication de nouvelles identités.

Du samedi 26 mai au vendredi 1 juin : Peinture du Mur de l’Espoir

Vernissage samedi 2 juin à 10h

Dans le cadre des Journées de la Diversité

Café mortel

26 mai 2012

Rencontre

 

Rencontre autour de vos témoignages face à la mort

Animée par Bernard Crettaz

Dans la foulée des Cafés philo, les Cafés mortels réunissent depuis 2004 des personnes autour du thème de la mort avec la vocation de susciter des témoignages personnels sur le rapport à des deuils lointains ou récents. En sept ans, une soixantaine de Cafés mortels se sont déroulés en Suisse romande, en France et en Belgique,  principalement sous la conduite de Bernard Crettaz qui dresse dans son ouvrage Cafés mortels, Sortir la mort du silence, un bilan sur cette expérience unique en son genre. Ces rencontres autour de la mort adoptent la culture du bistrot où l´on parle à bâtons rompus entre deux verres et trois assiettes. Cette atmosphère libère une parole qu´entravent des secrets générés par la mort et que la société contemporaine contribue à ignorer.

Bernard Crettaz

Sociologue et ethnologue, il a été conservateur du Musée d’ethnographie de Genève. Cofondateur dela Sociétéd’études thanatologiques de Suisse romande, il a publié de nombreux essais sur la culture des montagnes valaisannes, sur l’identité suisse et sur la mort.

En miroir au spectacle Oh les beaux jours de Samuel Beckett, présenté le samedi 26 mai à 20h30 au Théâtre du Crochetan

oh les beaux jours

26 mai 2012

Théâtre

Winnie est enterrée dans le sable jusqu’à la taille puis jusqu’au cou. Elle feint d’ignorer son ensablement progressif et continue sa vie, en toute légèreté.

Le personnage est pleinement vivant, Winnie endure stoïquement tout ce que vivre implique. Elle est l’incarnation même du courage qu’exige l’inéluctable déroulement de la vie, jour après jour «à perte de vitesse et d’avenir ». Il émane d’elle une inébranlable volonté de dignité humaine et elle s’est ainsi forgé l’art inépuisable de trouver dans la moindre babiole, dans l’événement le plus minime, une source de pétulant intérêt et de vif plaisir. Catherine Frot investit, avec panache et humour, le personnage de Winnie.

Rrom

1 juin 2012

Exposition

Fruit d’une longue amitié, le reportage photographique d’Yves Leresche s’attache essentiellement aux scènes de vie quotidienne des Roms. Les visages expriment souvent d’intenses émotions : la joie de l’instant, mais aussi les marques d’une lutte pour la survie. Leur histoire – on le sait – est marquée par la discrimination voire le rejet, phénomènes accentués par la crise économique. C’est cependant un portrait des Roms non dépourvu d’espoir que nous livre le photographe.

Photographies noir/blanc. Exposition montée dans le cadre du Musée de l’Elysée à Lausanne en 2002.

Dans le cadre des Journées de la Diversité